Connexions : Le futur quartier gare sur de bons rails
Ce mardi, le projet d’aménagement du secteur gare qui se développera sur les cinq hectares de terrain appartenant à la société Atos, au nord de la rue de Provence, à l’interface entre le centre ville et la Ville Neuve, a connu un nouveau coup d’accélérateur avec la signature du Projet urbain partenarial (PUP).
Le fruit “de la bonne synergie entre tous les acteurs, du travail remarquable entre les services de la Ville, de la Métropole et de Linkcity, des nombreux échanges qui ont permis de comprendre les contraintes et ambitions de chacun”, se félicitait Roseline Legrand, directrice Auvergne Rhône-Alpes de Linkcity, opérateur privé, filiale de Bouygues Construction, retenu par Atos pour élaborer le projet avec la Ville et la Métropole.
“Ce sont les conditions essentielles à la réussite d’un projet”, concluait-elle. Et de fait, moins d’un an après que l'opérateur ait été retenu par Atos, le PUP est signé en attendant l’enquête publique, au printemps, puis les premiers dépôts de permis de construire, en octobre.
Une “Connexion” à haut débit
Une vitesse d’exécution “remarquable” et un partenariat fructueux, dont se sont aussi réjouis le maire Renzo Sulli et le président de la Métropole Christophe Ferrari. “C’est un projet important, à l’intersection des Villeneuves et du centre ville. Il permettra de faire le lien avec les quartiers en renouvellement urbains d’Essarts et de Surieux, et ceux à venir sur le secteur d'Artelia. C’est une dynamique qui a des conséquences métropolitaines par son contenu et son ampleur. Il peut dessiner quelque chose d’important en terme partenariat public-privé”, expliquait Renzo Sulli.
“Le projet Grandalpe monte en puissance, le secteur gare est le deuxième à entrer en phase opérationnelle. J’espère que cela augure du meilleur, poursuivait Christophe Ferrari. Nous voulons faire de cette dynamique quelque chose qui parle aux habitants d’aujourd’hui. L’idée est d’accroître l’attractivité du territoire en répondant aux exigences des transitions écologiques et énergétiques”.
Des espaces publics transformés
Concrètement, le PUP signé entre la Ville, la Métropole et Linkcity permettra d’assurer le financement des opérations induites par le projet sur les espaces publics : la rue de Provence sera ainsi entièrement reprise et élargie (passage en double sens à 1x2 voies), un parvis végétalisé sera créé devant la gare – qui devrait bénéficier du cadencement du futur RER métropolitain actuellement en cours de négociation entre la Métropole, la Région et la SNCF –, et sera reliée à la station de tramway par des marches et une rampe, des liaisons piétonnes seront créés pour faciliter les circulations à l’intérieur de ce nouvel ensemble, mais aussi vers les autres équipements du secteur.
Des aménagements estimés à 7,2 millions d’euros, pris en charge à hauteur de 5,9 millions d’euros par la Métropole, 1,3 millions par la Ville et 2,2 millions par Linkcity. “Une dynamique de projet qui permet de se projeter et de donner du sens”, concluait Christophe Ferrari.
Un projet d’aménagement global
Pour rappel, le projet Connexions vise à aménager le quartier de la gare. Il s’agira d’un quartier mixte, à dominante tertiaire : 27 500 m², soit les 3/5e des terrains, seront occupés par de l’activité – des espaces de coworking et des pépinières, un hôtel… –, en plus des 18 000 m² situés à l’est de la parcelle, déjà transformés en bureaux dédiés à l’intelligence artificielle par Atos. Un campus sport-santé verra également le jour avec une résidence partagée pour les étudiant-es et de jeunes salarié-es, des espaces d’enseignement et de pratique. L’objectif est de former des jeunes aux métiers du sport ou de la santé.
10 000 m² permettront la construction de logements à l’accession, à la location ou intermédiaires, soit environ une centaine de logement. 700 stationnements sont prévus dans un parking à silo. Enfin, 2 500 m² seront dédiés à l’accueil “d’attracteurs urbains”, des services et commerces de proximité, pour faire de ce futur ensemble un quartier vivant, connecté sur son environnement.
Un démonstrateur d'innovations
Mais au-delà des questions d’aménagement, le projet Connexions vise aussi à être un démonstrateur en termes de transitions écologiques et d’adaptation au changement climatique. L’objectif est “de mettre en œuvre des solutions innovantes sur ces questions”, confirme le maire. Et de citer le projet de ferme urbaine qui devrait prendre place sur le toit du campus sport santé, mais aussi la végétalisation des espaces publics et des cœurs d’îlots ou encore les espaces en pleine terre.
Raison pour laquelle la Ville et la Métropole ont répondu à l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) de l’État dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA4) baptisé “Les démonstrateurs de la ville durable, habiter la France de demain”. Il a pour but de tester et développer des solutions innovantes sur des projets urbains qui participent ainsi à une nouvelle façon de concevoir les projets. Réponse en avril pour cet Appel à manifestation doté de financements pouvant aller jusqu’à 10 millions d’euros...